Quand un enfant s'enlève la vie

Mise à jour du 11 octobre 2011 / Une 2e entrevue de Boris Cyrulnik

Une récente vague de suicides d’enfants en France laisse planer plusieurs interrogations au sein des familles et des spécialistes. En effet, comment explique-t-on la mort voulue par un enfant qui a à peine 5 ans?

« Il ne faut pas s’alarmer », dit Boris Cyrulnik, neuropsychiatre français de renom. Le spécialiste a obtenu de Jeannette Bougrab, secrétaire d’État à la Jeunesse, la tâche de produire un rapport sur ces quelques morts d’enfants récentes dans le pays hexagonal.

« On a compté 27 cas de suicides d’enfant prépubères l’an dernier. On peut voir ça comme un indicateur de la désorganisation sociale d’une communauté. Culturellement, il faut s’inquiéter de ces morts. En général, la représentation de la mort est quelque chose de flou même chez les adolescents », ajoute-t-il en soulignant que certains enfants connaissent la souffrance et ne savent qu’en faire.

La prévention est nécessaire, estime le neuropsychiatre, qui vient d’écrire l’ouvrage Quand un enfant se donne la mort (Éditions Odile Jacob).

source SRC/Médium Large

Pour ÉCOUTER l'entrevue ICI

Radio/ SRC Montréal    « Comment concevoir qu'un enfant ayant entre 5 et 12 ans se tue, se donne la mort? » C'est la délicate question à laquelle le neuropsychiatre Boris Cyrulnik tente de répondre dans un rapport remis la semaine dernière au gouvernement français. En France, les statistiques font état de 30 à 40 cas de suicides d'enfants par année, mais il y en aurait davantage, selon le chercheur. Pour parler du rapport Quand un enfant se donne la mort, Michel Désautels s'entretient avec M. Cyrulnik, directeur d'enseignement à l'Université de Toulon.                       

Pour ÉCOUTER l'entrevue à l'émission Desautels/ SRC