Faut-il sauver Santé Mentale au Québec ?

Le Fonds québécois de recherche sur la société et la culture refuse de la financer depuis 2003. Le ministère de la Santé et des Services sociaux lui accorde un financement non récurrent pour l’année 2009-2010, mais a manifesté son intention de ne plus la financer. Comment expliquer l’incompréhensible ? Si vous êtes en désaccord avec les décisions du FQRSC et du MSSS, signez la pétition et faites part de vos commentaires.

PÉTITION EN LIGNE
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En 1976, le Centre de santé mentale communautaire de l’hôpital Saint-Luc organise le premier colloque de psychiatrie de secteur. Durant les délibérations, les participants manifestent le besoin d’un organe de diffusion des expériences en cours dans le champ de la santé mentale. À l’aide du léger surplus de ce colloque et d’une contribution financière de professionnels, le Centre de santé mentale communautaire édite le premier numéro de Santé mentale au Québec en septembre ‘76 avec le double désir de faire connaître les expériences et les recherches en cours dans le champ de la santé mentale, et de faciliter les échanges entre les divers intervenants du milieu de la santé mentale. Pour bien démontrer la volonté d’innover qui animera Santé mentale au Québec, les fondateurs donnent à la revue le sous-titre Vers une nouvelle pratique. Voulant aussi Santé mentale au Québec multidisciplinaire, les fondateurs soulignent que cette volonté d’innover passe par les échanges entre les praticiens et les chercheurs oeuvrant dans le champ de la santé mentale. Sans exclure aucune orientation, la revue Santé mentale au Québec privilégie une approche sociale de la folie, associée à une approche clinique permettant de comprendre l’homme dans son milieu. Et pour illustrer l’humanisme sous-jacent à Santé mentale au Québec, les fondateurs font appel à un artiste, Louis-Pierre Bougie, pour illustrer la page couverture.

Centrée au début sur les travaux des intervenants du Centre de santé mentale communautaire, Santé mentale au Québec élargit par la suite son bassin de collaborateurs et collaboratrices qui s’élèvent maintenant à plus de 2000. Ces collaborateurs et collaboratrices représentent toutes les professions qui s’intéressent à la santé mentale sans oublier les bénévoles et les usagers eux-mêmes qui trouvent dans la revue une voix accueillante à l’expression de leurs expériences. En plus des collaborateurs et collaboratrices québécois et canadiens, la revue recrute des collaborateurs et collaboratrices provenant de d’autres pays afin de concrétiser à un niveau international son ouverture. Ainsi, les collaborateurs et collaboratrices proviennent de plus de quarante pays. Les collaborations sont aussi institutionnelles car Santé mentale au Québec publie conjointement certaines éditions avec d’autres revues européennes.

Santé mentale au Québec a un statut de revue scientifique qui fonctionne avec un comité de lecture externe et un comité de rédaction. Le comité de rédaction est multidisciplinaire et représente le milieu de la pratique et de la recherche en santé mentale. Santé mentale au Québec est indexée dans différents répertoires scientifiques dont Medline. Elle reçoit des subventions de différents organismes sur la base d’évaluations faites par des comités de pairs lors de concours publics. Afin de diffuser davantage les travaux des collaborateurs et collaboratrices, Santé mentale au Québec fournit un résumé de chaque article en quatre langues : français, anglais, espagnol et portugais, les quatre langues des Amériques. Il en est de même pour son site.

Grâce à une collaboration interuniversitaire, Santé mentale au Québec offre aux lecteurs la possibilité de consulter les articles antérieurs, sur les deux sites suivants : http://www.teluq.uquebec.ca/smq/ et http://www.erudit.org/revue/smq/. À l’exclusion des articles des trois dernières années, tous les autres peuvent être consultés intégralement et gratuitement.

Santé mentale au Québec est disponible sous format papier ou sous format électronique. Pour connaître les tarifs, prière de consulter la section Abonnements.

Santé mentale au Québec est demeurée fidèle tout au long de son existence à ses objectifs initiaux : répondre aux besoins de perfectionnement des professionnels de la santé mentale, et de formation des étudiants collégiaux et universitaires dans les diverses disciplines impliquées dans ce champ d’activités (psychiatrie, psychologie, travail social, sciences infirmières, ergothérapie, etc.), et rapprocher le milieu de la recherche et de la pratique en vue d’améliorer la qualité des interventions en santé mentale. S’adaptant aux préoccupations des diverses époques, elle a su rallier l’ensemble des intervenants en santé mentale autour de thèmes mobilisateurs, et refléter leurs préoccupations et leurs conceptualisations. Santé mentale au Québec a su être le miroir du développement de la santé mentale au Québec. Le mérite en revient à ses collaborateurs et collaboratrices et à ses lecteurs.

Santé mentale au Québec reçoit une aide financière sous forme de subventions des organismes suivants : le ministère de la Santé et des Services sociaux, et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Santé mentale au Québec les remercie pour leur soutien.

LIRE ÉGALEMENT: 

La revue Santé mentale au Québec.
Syndromes de « la patate chaude » ou du « pas dans ma cour »

De l'importance des recherches sur les impacts du changement climatique pour la santé mentale

Il semblerait que le changement climatique ait un impact important sur la santé mentale partout dans le monde; pourtant, écrivent Lisa Page et Louise Howard de l'institut de psychiatrie au King's College de Londres (Royaume-Uni), les recherches dans ce domaine important sont loin d'abonder. Dans un éditorial de la revue Psychological Medicine, elles déclarent que cette situation doit rapidement évoluer «afin que les décideurs politiques en matière de santé mentale puissent prévoir l'impact du changement climatique sur la santé mentale».

De plus en plus de recherches relatives aux impacts du changement climatique sur la santé voient le jour, et on estime qu'il est responsable de près de 150 000 décès chaque année (un chiffre qui devrait augmenter au cours des décennies à venir).

Bien que l'on admette aujourd'hui les effets du changement climatique sur la santé mentale, les auteurs font remarquer que «ces effets sont principalement évoqués en termes vagues et rarement par les personnes largement impliquées dans la recherche ou la politique de santé mentale. Il est peu probable que le problème de la santé mentale soit à l'ordre du jour de la conférence de Copenhague.»

D'après les Drs Page et Howard, les effets du changement climatique «se répercuteront principalement sur les personnes prédisposées aux problèmes psychologiques, mais on verra également une augmentation de la charge globale des maladies mentales dans le monde».

Par exemple, les catastrophes naturelles risquent d'augmenter en raison du changement climatique. Les problèmes de santé mentale tels que les troubles de stress post-traumatique, la dépression et d'autres maladies mentales sont relativement courants à la suite de ces catastrophes, naturelles ou d'autres.

En outre, comme on l'a constaté après le cyclone Katrina aux États-Unis, «on observe souvent une diminution importante des soins médicaux et psychiatriques apportés aux personnes souffrant de maladies mentales préexistantes dans les périodes suivant une catastrophe, au moment où ils en ont malheureusement le plus besoin», font remarquer les chercheurs.

Les vagues de chaleur feront également de nombreuses victimes chez les personnes souffrant de maladies mentales, étant donné que l'abus de psychotropes et de substances constitue un facteur de risque important dans les décès imputables aux vagues de chaleur. «En outre, des mécanismes inadaptés permettant de gérer les situations difficiles et le mauvais état des logements attribués contribueront à rendre plus vulnérables les personnes souffrant de problèmes mentaux», poursuivent les auteurs. Enfin, nous disposons de «preuves importantes» que les taux de suicide augmenteront une fois qu'un certain seuil de température sera dépassé.

Beaucoup de maladies infectieuses devraient se multiplier à mesure que le climat se réchauffe, ce qui affectera probablement aussi notre santé mentale, préviennent les chercheurs. Pendant des épidémies, on a constaté chez les patients infectés et dans la population en général des cas de détresse psychologique, d'anxiété et de stress traumatique.

L'élévation du niveau des mers obligera des millions de personnes vivant dans les régions côtières à déménager. Les régions affectées par les inondations et les sécheresses ou par d'autres conditions climatiques extrêmes connaîtront des exodes de masse. «Les vagues massives de migration mèneront indéniablement à une plus grande charge de maladies mentales chez les populations affectées», préviennent les chercheurs, en ajoutant que les conflits constituent un autre vecteur potentiel de migration.

Un autre problème est que les services de santé mentale dans les pays à revenus faibles et moyens sont déjà terriblement inappropriés. Le Drs Page et Howard craignent que ces services «ne constituent pas une priorité dans l'éventualité d'une crise économique résultant du changement climatique.»

Les chercheurs concluent que les professionnels de la santé mentale doivent approfondir les recherches sur le sujet au plus vite. «Il est indispensable de collaborer avec d'autres disciplines», écrivent les auteurs. «Il nous faudra sans doute travailler avec des climatologues, des géographes, des épidémiologistes de l'environnement, des modélisateurs et des spécialistes du développement pour planifier et réaliser des recherches pertinentes sur ces sujets.»

Le Dr Page ajoute: «Le changement climatique est au coeur des débats [...] à la conférence de l'ONU à Copenhague. Les délégués discuteront des effets du changement climatique et des réponses possibles des gouvernements internationaux, mais nous craignons que les effets du changement climatique sur la santé mentale ne fassent pas l'objet d'une grande attention, ce qui pose un risque important pour la santé mentale de millions de personnes dans un futur relativement proche.»

Pour de plus amples informations, consulter:

Psychological Medicine
Institute of Psychiatry
 

 

Comprendre les médicaments psychotropes

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) a produit une série de livrets en français et en anglais pour aider à mieux comprendre les médicaments psychotropes, leurs effets et leurs rôles dans le traitement des problèmes de santé mentale. Ils peuvent servir à informer et aider les gens à discuter de leur médicament avec leur médecin ou encore aider la famille et les amis à comprendre l'utilisation de ces médicaments et leurs effets.

Livrets de la collection:

Les antidépresseurs

Les antipsychotiques

Les benzodiazépines

Les psychorégulateurs

Source: Centre québécois de documentation en toxicomanie

Déversoir, création de Angèla Laurier; la poésie de la résilience

Un travail inspirant, une entrevue à ne pas manquer
 
« Déversoir est une tentative de démystification de la folie. Mon métier de contorsionniste est mon exutoire aliénant.  Ma famille, je la porte en moi, c’est d’abord mon père et mon frère, que je filme pour rester objective. »
 
Les os qui craquent, Angela Laurier sait ce que ça veut dire. La contorsionniste affirme que son corps lui parle lorsqu'elle exécute ses numéros sur scène. Elle présente son spectacle Déversoir. 
Angela Laurier a créé son spectacle autour de sa relation avec son frère schizophrène. Elle l'a invité à jouer son propre rôle sur scène.
 
SOURCE: Radio Canada / Christiane Charette / 26 nov.09
 
 

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