Symposium en santé mentale organisé par l'OIIQ

L'Ordre des infirmiers et infirmières du Québec organise un symposium

Le développement de l’expertise des infirmières dans le domaine de la santé mentale est urgent et incontournable

L’Organisation mondiale de la Santé estime qu’en 2020 la dépression majeure sera la première cause de morbidité dans les pays développés, devançant les maladies cardiovasculaires. Déjà en 2000, la dépression était la première cause d’années de vie vécues avec une incapacité (AVI), en plus d’entraîner d’importantes incapacités fonctionnelles, des problèmes de santé physique, une utilisation fréquente de services de première et de deuxième ligne, sans compter les conséquences majeures sur la qualité de vie des personnes et celle de leurs proches. De plus, la dépression augmente le risque de suicide, d’accidents et de complications liées à l’abus de substances.

Or, les omnipraticiens sont les prestataires de première ligne les plus consultés à ce sujet. Cependant, les études indiquent que la dépression demeure sous-évaluée et sous-traitée. Dans les faits, de 30 % à 60 % des personnes dépressives, qui consultent un médecin pour un trouble de l’humeur, seraient correctement diagnostiquées. Et même si elles sont diagnostiquées, seulement 28 % d’entre elles reçoivent un traitement adéquat et près de la moitié auront cessé de se médicamenter trois mois après le début du traitement. Parmi les obstacles liés aux services, on note l’absence de système de suivi, de rappel ou de relance, ainsi que l’absence d’un suivi suffisant pour déceler un échec ou un abandon du traitement.

Les infirmières peuvent contribuer à relever les défis posés par l’évaluation et le traitement de la dépression. Dans ce sens, nous vous présenterons l’expérience de partenariat réalisée entre des infirmières du CSSS de la Vieille-Capitale et du GMF Saint-Vallier afin d’optimiser le traitement en première ligne des personnes présentant une dépression.

Une deuxième présentation portera sur la création d’un programme universitaire de deuxième cycle en santé mentale. En effet, des professeurs des universités québécoises se sont unis pour créer cette formation qui vise à développer les compétences des infirmières pour évaluer les troubles mentaux et intervenir en situation de soins complexes, en plus de les outiller pour offrir de la formation, assurer la supervision clinique et répondre aux demandes de consultation.

Pour consulter le programme