Social / Politique / Économique

Droits de scolarité : des étudiants en colère manifestent à Montréal

Source-texte Radio-Canada  Photo: Rosalie Choquette Des étudiants de Montréal sont rassemblés place Émilie-Gamelin, non loin de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), pour manifester contre la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur cinq ans annoncée dans le dernier budget du gouvernement Charest.

Le Canada au point de rupture?

Le fossé s'élargit sans cesse entre les visions progressiste et conservatrice de la société, particulièrement au Québec Le Devoir, 18 février 2012 -Photo: Presse canadienne -   Le contraste de l'image a force de symbole. D'un côté, des conservateurs qui célèbrent dans la liesse — et aux frais de l'État — l'abolition du registre des armes d'épaule. De l'autre, la mère d'une des 14 victimes de Polytechnique qui a la choquante impression qu'on «danse sur la tombe» de sa fille. Entre la joie et les larmes, un décalage immense.

Montréal : la manifestation contre les politiques du gouvernement tourne à l'affrontement

La manifestation organisée jeudi matin devant la Tour de la Bourse, à Montréal, s'est dissipée vers 12 h 45. Des affrontements musclés avec la police ont émaillé ce rassemblement qui visait à dénoncer les politiques budgétaires du gouvernement libéral.

Une grande manifestation sociale

Radio-Radio Canada- Une vaste coalition de groupes sociaux, comprenant syndicats, étudiants et environnementalistes, tient une grande manifestation au centre-ville de Montréal pour dénoncer les hausses de tarifs dans le secteur public. Maxime Coutié parle des revendications des manifestants qui bloquent complètement l'accès à la Tour de la Bourse. 

Logement social: au bord de la crise

La Presse, Elise Prioleau, collaboration spéciale  Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse   L'année 2012 débute sous le signe de l'inquiétude financière pour de nombreux locataires d'habitations coopératives ou à loyer modique de la province: les ententes financières contractées il y a plus de 25 ans avec le gouvernement fédéral arrivent cette année à échéance partout au Canada. La moitié des locataires de logements sociaux pourraient donc être privés, dans les prochaines années, des subventions dont ils bénéficient pour payer leur loyer.

Essai québécois: Médecine publique, médecine privée: Un choix de société

La gestion du système de santé est un enjeu majeur, car elle concerne chacun de nous. Au Québec, on n’hésite plus à parler ouvertement de « crise du système de santé », que plusieurs proposent d’ailleurs de régler par l’alternative du domaine privé. Mais la privatisation ou la semi-privatisation constitue-t-elle réellement une solution aux problèmes indiscutables du réseau public ? Qui bénéficie réellement de la privatisation de certains secteurs de ce système ?

De colère et d'espoir

Françoise David a pris une pause de quatre mois de la politique pour écrire un livre, De colère et d'espoir. Elle y évoque à la fois son parcours et les raisons de son combat, mais surtout sa vision du Québec et de son avenir. René-Homier Roy reçoit la co-porte-parole de Québec solidaire, à qui il demande d'abord de commenter ce que font les syndicats sur les chantiers de construction. 

 
De colère et d'espoir, qui sort en librairie demain, est publié aux éditions Écosociété

Le FRAPRU réclame 50 000 nouveaux logements sociaux

Vincent Larouche, La Presse  Photo FRAPRU  Après avoir fait campagne d'un bout à l'autre du Québec, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) a manifesté à Montréal ce dimanche pour réclamer le financement 50 000 nouveaux logements sociaux.

Partis de Parc-Extension, l'un des quartiers les plus pauvres de Montréal, les quelques centaines de marcheurs se sont rendus sous un soleil radieux

FRAPRU: La caravane repart en tournée

 

CANOE.CA - MONTRÉAL – Des dizaines de personnes prendront la route à travers la province pour réclamer un investissement de la part des gouvernements dans la lutte aux problèmes de logements et d’itinérance.

La Caravane Sur la route pour le logement social est une initiative du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

Jack Layton: au-delà des tendances politiques

Photo: La Presse Canadienne /Paul Chiasson

Jack Layton était un politicien. Mais au-delà de toutes tendances politiques, il était aussi un homme de valeurs qui a tenu, avant de mourir, à partager avec ses concitoyens. 

Version intégrale de la lettre de M. Layton à ses concitoyens:

Chers amis,

Les étudiants mobilisés contre la hausse des droits de scolarité

Mise à jour  / Crédit photo Catherine Gauthier

Des milliers d'étudiants devraient prendre part jeudi après-midi à une manifestation contre la hausse des droits de scolarité par le gouvernement Charest.

Plusieurs assemblées étudiantes ont voté une journée de grève pour protester contre cette mesure annoncée lors du dépôt du budget, il y a deux semaines. Quelque 60 000 étudiants universitaires et collégiaux sont concernés.

Crédit Solidarité et l'obligation du dépôt direct

Saint-Jean-sur-Richelieu, le lundi 14 mars 2011          Dave Turcotte, député de Saint-Jean à l’Assemblée nationale, en collaboration avec la Corporation de développement communautaire Haut-Richelieu-Rouville, le Comité chômage du Haut-Richelieu et du Suroît, le Centre d’action bénévole de Saint-Jean, l’Inclusion, le Centre de Partage Communautaire Johannais, la Maison le Point Commun, l’Étoile, pédiatrie sociale, le Groupe d’entraide Pi-Après, la Société Saint-Vincent de Paul Saint-Jean et Jeunes mères en action se sont réunis pour déno

Portrait: La force de la volonté

(Sherbrooke) À écouter parler Paul Morin, on pourrait croire qu'il a eu plus d'une vie. Ses intérêts aussi sont multiples: le chercheur s'est intéressé autant à la santé mentale, au logement social qu'aux pratiques d'action communautaire. Peu importe les sphères qui suscitent son intérêt, le professeur de l'Université de Sherbrooke caresse toujours la même pensée: comment peut-on contribuer à un monde meilleur?

Liberté d'information: le Canada est bon dernier

Le Canada est bon dernier sur la scène internationale en ce qui a trait à l'accès à l'information, après avoir été un modèle en la matière, selon une nouvelle étude.

Les auteurs de cette étude, deux universitaires britanniques qui se sont penchés sur les lois touchant à l'information en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Irlande, en Grande-Bretagne et au Canada, des démocraties parlementaires, ont estimé que le Canada était, parmi ces pays, celui qui faisait preuve de la moins grande ouverture.

Le régime d'assurance-maladie fête ses 40 ans

La carte soleil, un acquis à défendre! Lancement des capsules vidéo de la Coalition Solidarité Santé et différents intervenants prennent la parole! 

La Coalition solidarité santé craint un retour en arrière

Photo: Mercédez Roberge, membre du comité de coordination de la Coalition solidarité santé, Monica Dunn coordonnatrice de la Coalition et Hélène Le Brun membre du comité vidéo de la Coalition (© Agence QMI / Marie-Claude Forest)

Une société en déficit d'attention ?

Société

Marche mondiale des femmes en Montérégie

D’où vient la
Marche mondiale des femmes ?

STOP À LA DÉMOLITION : UN PREMIER POINT DE SERVICE DE CLSC EN MILIEU RURAL ÉCOPE !

Communiqué TROC-M -  Une fermeture qui a des conséquences majeures pour la population rurale de la région de Ste-Martine...

Grâce à l’initiative d’un organisme membre de la TROC-M, Le Campagnol de St-Rémi, plus d’une centaine de citoyennes et de citoyens ont manifesté, le 28 juin dernier, pour dénoncer le fait que la direction générale et le conseil d’administration du CSSS Jardins-Roussillon aient décidé, sans consultation publique, de fermer le point de service du CLSC à Ste-Martine en date du 28 mai 2010. Plusieurs organismes ont mobilisé leurs membres avec le Comité citoyen de Ste-Martine et St-Hubert Premier. La TROC-M a supporté ce comité dans sa démarche.

Voir aussi Radio-Canada

Itinérance - La recherche pour soutenir les politiques

Le Devoir, 07 janvier 2010, Eric Latimer, Olivier Farmer et Marie-Carmen Plante

L'éditorial «La plaie béante» de Marie-Andrée Chouinard, publié dans Le Devoir du 28 décembre, met en relief la difficulté de concevoir un plan d'action cohérent en itinérance, alors que la nature et l'ampleur du problème sont encore mal connues.

Ce qui manque aussi, toutefois, c'est une compréhension des interventions les plus efficaces pour aider les personnes itinérantes à sortir de la rue. À cet égard, comme le souligne l'éditorialiste, le projet de recherche Chez soi, financé par la Commission de la santé mentale du Canada, promet d'être révélateur.

Ce projet, en effet, nous permettra d'évaluer ce qui se passe lorsque l'on offre à 300 personnes itinérantes qui ont des problèmes de santé mentale deux interventions en combinaison: l'accès immédiat à un logement décent et abordable (parce que subventionné), et choisi en fonction des préférences de la personne, ET un soutien clinique et de réadaptation spécialisé, conçu pour s'adapter en fonction des objectifs de vie de la personne.

Ce soutien spécialisé l'accompagne tout au long de son parcours, l'aidant au besoin à trouver un nouveau logement. Elle peut ainsi fonctionner dans un milieu de vie plus autonome et plus intégré à la société générale qu'autrement. C'est cette combinaison d'accès au logement et au soutien spécialisé qu'on appelle «Housing First». Des études américaines suggèrent qu'il est souvent efficace de commencer par satisfaire l'aspiration primaire à un logement décent et sécuritaire, avant de s'attaquer aux autres problématiques telles que la consommation d'alcool et de drogues.

Si l'expérience montréalaise s'avère typique de celle d'autres villes, l'approche Housing First permettra non seulement d'augmenter la qualité de vie des personnes qui en bénéficieront, mais aussi de réduire d'autres coûts sociaux: hospitalisations, incarcérations, etc.

Le plan d'action interministériel en itinérance 2010-2013, dévoilé à la mi-décembre, souligne le caractère prometteur de l'approche Housing First. Le projet Chez soi évalue de façon rigoureuse cette approche à Montréal, ainsi que dans quatre autres villes canadiennes. Au-delà des connaissances immédiates qui découleront du projet et qui s'intégreront au corpus d'expérience et de connaissances déjà acquises par le milieu de l'itinérance au Québec, on peut espérer que le projet renforcera une culture de recherche expérimentale et d'évaluation rigoureuse qui, à long terme, sont nécessaires à l'élaboration de politiques et de programmes efficaces. Nous pourrons ainsi peu à peu prévenir l'itinérance plus souvent et lorsque nécessaire, mieux aider les gens à se rétablir.

Eric Latimer, Olivier Farmer et Marie-Carmen Plante - Respectivement chercheur principal au projet Chez soi de Montréal (Institut Douglas et Université McGill), chef du département de psychiatrie au CSSS Jeanne-Mance et psychiatre pour le projet Chez soi.

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Itinérance et santé mentale - De l'espoir d'Ottawa?

Pierre Gaudreau - Coordonnateur, Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM)
 
 
ÉDITORIAL

Itinérance - La plaie béante

 
Le Devoir,Marie-Andrée Chouinard, 28 décembre 2009

 Le plan d'action en itinérance dévoilé en décembre ne peut pas prétendre régler le problème des sans-abri au Québec, en grande partie parce qu'on mesure très mal l'étendue réelle de cette profonde détresse.

Incroyable, mais vrai: l'une des 70 mesures du Plan d'action interministériel en itinérance 2010-2013 dévoilé à la mi-décembre est de réaliser un «portrait de l'itinérance dans onze villes ciblées du Québec», car, le concède-t-on sans ambages, bien que l'on pressente que cette manifestation de la pauvreté extrême soit en malheureuse expansion, aucune photographie réelle et juste de l'itinérance n'a été réalisée au Québec depuis 1996.

Difficile de savoir alors si ce plan d'action, arrivé tel que promis avant les grands froids destructeurs, n'agira pas vainement comme une légère pommade appliquée sur une plaie béante. Lors de la commission parlementaire tenue il y a plus d'un an, de nombreux et pertinents témoignages avaient établi la nécessité criante d'une véritable politique de lutte contre l'itinérance. Elle aurait permis d'établir l'importance qu'y accorderait un gouvernement en garantissant, dans le temps, le renouvellement des mesures et l'octroi des ressources financières.

Il est bien dommage que ce cri du coeur, pourtant reconnu par les parlementaires dans un rapport déposé à l'Assemblée nationale en novembre, n'ait pas été entendu par la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault. Optant pour une action rapide à l'approche de cette période hivernale qui ajoute aux tourments des itinérants, le gouvernement a plutôt choisi la formule «plan d'action», portant à 2013 son expiration. C'est une ombre au tableau. Il faut souhaiter que Québec n'ait pas remisé entièrement l'idée d'une politique, qui cimenterait en priorité nationale des actions autrement provisoires.

Le plan contient certes des mesures prometteuses, par exemple la réservation pour les sans-abri de 300 unités du programme Accès-logis de la Société d'habitation du Québec, ou encore des programmes d'aide ciblée vers les jeunes, une clientèle en croissance chez les itinérants. Un volet entier destiné à la recherche — dans lequel loge justement la demande d'un portrait juste de l'itinérance au Québec — est bienvenu.

Difficile toutefois de juger de l'efficacité appréhendée de ces mesures, puisqu'il est impossible de brosser un tableau réel du problème. Les données sont vagues, imprécises: au Canada, les estimations passent de 150 000 à 300 000 pour chiffrer les itinérants, dont près de 30 000 erreraient à Montréal seulement. Les organismes oeuvrant auprès de cette clientèle en détresse estiment que la moitié d'entre eux souffriraient d'un problème de santé mentale.

Le plan d'action n'a pas d'énormes ambitions en cette matière, qui pourtant semble expliquer, pour plusieurs, ce triste vagabondage. D'un séjour à l'hôpital jusqu'à la rue, en passant par la prison, où certains séjournent pour avoir violé des règlements — trop souvent démesurément sévères et destinés précisément à les effacer du tableau urbain — ces pauvres gens sombrent dans un cycle infernal duquel ils peinent à s'extirper. Plusieurs n'en sortent jamais.

Un récent programme de recherche lancé par la Commission de la santé mentale du Canada dans cinq villes canadiennes, dont Montréal, vise précisément ce groupe démuni. Il s'agit d'une heureuse initiative. En mettant à la disposition des sans-abri — 300 à Montréal seulement font partie de cette expérience — des logements sociaux et une aide octroyée par des spécialistes, on espère rompre le cycle des institutions et de la rue.

Au Québec, des programmes comme Accès-logis offrent sensiblement la même chance, mais on arrive difficilement à savoir quelle portion des gigantesques besoins est servie par les unités disponibles. L'un des objectifs précis de la recherche menée par la commission fédérale est de mesurer l'économie potentielle pour les gouvernements; ceux-ci gagneraient à augmenter les subventions au logement plutôt que d'assumer d'imposants coûts d'institutionnalisation ou d'incarcération.

L'initiative de départ de la Commission des affaires sociales était tout à fait bienvenue: tenir une commission parlementaire pour cerner le problème de l'itinérance, intuitivement perçu comme grandissant. Malheureusement, cette lancée positive atterrit un peu platement, car ce nouveau plan d'action souffre principalement de vouloir s'attaquer à un problème qu'il ne mesure pas vraiment.

machouinard@ledevoir.com

 
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